dimanche 17 juin 2018

"Le coin de la BD " - Spéciale BD au Québec - en collaboration avec BD MIAM

"Le coin de la BD " - Spéciale BD au Québec  - en collaboration avec BD MIAM


Dans le cadre du festival BD MIAM qui se déroulera les 23 et 24 juin, Le coin de la BD a la chance de recevoir trois auteurs québécois: Djief (Brocéliande, Liaisons dangereuses...), Paul Bordeleau (Le 7e vert...) et Richard Vallerand (Automne rouge...).

Venez découvrir le travail de ces auteurs et évoquer la BD au Québec lors de la prochaine séance du coin de la BD.


lundi 11 juin 2018

Ailefroide – Jean-Marc Rochette / Olivier Bocquet – éditions Casterman - 2018

Ailefroide – Jean-Marc Rochette / Olivier Bocquet – éditions Casterman - 2018


Démarrée à la fin des années 70, la carrière d’auteur de bandes dessinées de Jean-Marc Rochette se distingue par une volonté sans faille d’exploiter les potentialités expressives de son médium. D’Edmond le cochon au Transperceneige,  en passant par Le tribut, Himalaya Vaudou ou Terminus, chacun de ses ouvrages s’affirme par sa singularité et une quête qui dépasse de loin la seule nécessité de produire un nouveau livre. Chaque parution de Jean-Marc Rochette se révèle viscérale et fascinante.

Il est peu dire que Ailefroide, dont l’auteur partageait avant parution d’impressionnants extraits visuels sur sa page facebook, était attendu comme un jalon dans la carrière de l’auteur. Mêlant récit autobiographique, amour de la peinture et quête des sommets les plus escarpés, cette nouvelle proposition sait nous faire oublier l’inanité de nombre de récits autobiographiques ayant fleuri ces dernières années. Il y a une nécessité dans l’acte d’accomplir cet ouvrage. Jean-Marc Rochette ne se confesse pas. Il ne cherche aucunement à s’attirer un regard de complaisance de la part du lecteur. Ce qu’il livre, c’est un album rugueux, douloureux, hanté et empli de désir.

A travers la narration de son souhait d’adolescent de devenir guide de haute montagne, il sait nous transmettre la beauté des ascensions, mais aussi la prise de conscience des risques que celles-ci comportent. Si l’alpiniste a contemplé des paysages dont il sait rendre le sublime par son graphisme frôlant l’abstraction, il parvient tout autant à incarner l’humain, rendre corps à ses amis disparus.

Hommage bouleversant à la montagne, à l’adolescence et à l’amitié, Ailefroide est aussi –et ce n’est pas la moindre de ses qualités- une magnifique preuve de ce que peuvent être le dessin et la bande dessinée lorsqu’elle est à son sommet d’exigence.


mercredi 6 juin 2018

La déconfiture, seconde partie – Pascal Rabaté – éditions Futuropolis – 2018

La déconfiture, seconde partie – Pascal Rabaté – éditions Futuropolis – 2018

 
En juin 1940, l’armée française est en déroute. Le soldat Videgrain et son régiment constituent une colonne en route vers un camp de détention allemand. C’est cette traversée à laquelle Pascal Rabaté met un terme dans ce second volume de La déconfiture.


Cette débâcle, cette population fuyante, l’auteur l’a déjà représentée dans les pages parmi les plus marquantes d’Ibicus. Une foule anonyme, courbée, qui cette fois est soumise au joug des vainqueurs du moment. Si Videgrain est un de nos repères, narratif et visuel dans ces paysages composés d’anonymes, ce que se plaît à mettre en scène Rabaté, c’est le nombre, l’ennui, la passivité. Tout ce qui sera si dur à raconter plus tard par ces hommes. On pense souvent à La peau et les os de Georges Hyvernaud, narrant son retour de captivité : «Mes vrais souvenirs, pas question de les sortir. D’abord ils manquent de noblesse. Ils sont même plutôt répugnants. Ils sentent l’urine et la merde. Ça lui paraîtrait de mauvais ton, à la Famille […] Nous n’avons à offrir, nous autres, qu’une médiocre souffrance croupissante et avachie. Pas dramatique, pas héroïque du tout.». C’est cette « médiocre souffrance » que parvient à évoquer La déconfiture. Alliant beauté des images, incitant à un plaisir contemplatif, précision des compositions et tension néanmoins palpable. L’horreur n’est pas représentée mais est sans cesse possible, prête à surgir. La hiérarchie militaire conserve prestance et dignité, mais de manière vaine et inefficace. Quant à Videgrain, sa fierté semble s’égrener au fur et mesure des pages. La déconfiture est une œuvre désabusée, qui parvient à évoquer la monotonie, l’ennuie et la perte de soi avec force et splendeur.

jeudi 17 mai 2018

"Le coin de la BD - Adaptation littéraire en BD", mardi 22 mai à 18 heures.

"Le coin de la BD - Adaptation littéraire en BD"


Le fait d'adapter des œuvres littéraires en bande dessinée existe depuis de nombreuses années mais suscite à l'heure actuelle un véritable engouement. Du roman noir au classique, en passant par le dernier best-seller, BD et littérature ne cessent de se confronter.
On y parlera entre autres de: Giffey, Pellos, Battaglia, Druillet, Tardi, Baru, Jacques Ferrandez, David Sala, Pierre-Henry Gomont, Hervé Tanquerelle, Anne-Caroline Pandolfo et Terkel  Risbjerg, Martin Veyron, Pascal Rabaté, Fabien Nury et Brüno, Golo..

Venez découvrir des adaptations littéraires en bande dessinée lors de la prochaine séance du Coin de la BD, le mardi 22 mai à 18 heures.


jeudi 19 avril 2018

Le coin de la BD: "La BD au féminin, le retour", mardi 24 avril à 18 heures.

 Le coin de la BD: "La BD au féminin, le retour", mardi 24 avril à 18 heures / Médiathèque le SingulierS


Lors d'une séance précédente du Coin de la BD, il a été évoqué la place des auteures femmes dans l'histoire de la BD.
Il est temps désormais de découvrir une sélection de bandes dessinées parues ces dernières années, preuve de la vitalité et de la richesse de la BD au féminin.

On y parlera entre autres de: Pénélope Bagieu, Nathalie Ferlut, Aude Samama, Marion Montaigne, Judith Vanistendael, Leela Corman, Isabel Greenberg, Sandrine Revel, Lisa Mandel, Chloé Cruchaudet, Catherine Meurisse, Anne -Caroline Pandolfo, Ulli Lust, Lorena Canottiere...  

Venez découvrir « LA BD au féminin, le retour » le mardi 24 avril 2018 à 18 heures.