lundi 16 septembre 2013

Paco les mains rouges (tome 1/2) – Vehlmann / Sagot – éditions Dargaud – 2013.


Paco les mains rouges (tome 1/2) – Vehlmann / Sagot – éditions Dargaud – 2013.


Depuis quelques années, on est sensible aux scénarios de Fabien Vehlmann. De Green Manor, au Marquis d'Anaon, en passant par L'île aux cent mille morts, Jolies ténèbres, Seuls ou sa reprise (enfin) ambitieuse de Spirou.
Suite à un assassinat, Paco, un jeune instituteur, est condamné à purger sa peine au bagne de Saint-Laurent en Guyane. Rien ne lui sera épargné, de l'éprouvant trajet sur le navire, période qui le verra se faire tatouer par un nommé La Bouzille, à son arrivée sous les coups, ni même ses compagnons de case. Sauf que Paco va se transformer, ne va pas se laisser faire. « J'en avais pris plein la gueule mais l'important c'est que je ne m'étais pas laissé faire. On n'allait pas me coller un surnom de gonzesse parce qu'au bagne un blaze c'est presque plus dur à enlever qu'un tatouage ». C'est ainsi qu'il va devenir Paco les mains rouges. Le scénario de Vehlmann parvient à mêler foule de renseignements quant aux rites des prisonniers, tout en laissant une grande place à la dimension romanesque du personnage. La narration nous est faite à travers une lettre écrite par Paco. Dans celle-ci, il fait preuve de recul quant à son parcours, mais également de gêne quant à l'éveil de ses sentiments. Les planches d'Eric Sagot sont admirables et parviennent à mêler beauté des espaces et sensation d'enfermement. Parfois, l'image se retire afin de laisser exploser la violence du texte. Elle n'en devient que plus forte.

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